Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 15:28
 

4.3 Montage

La mise en oeuvre, préalablement calepinée, comporte les opérations

suivantes :

4.31 Premier rang en Murs intérieurs :

En mur intérieur la membrane n’est pas nécessaire sauf cas particuliers.

4.311 Murs intérieurs sur longrine

Comme indiqué dans les chapitres ci-dessus la pose du premier

rang de blocs doit s’effectuer sur une chape de mortier de 2 à 3 cm

parfaitement réglée en altimétrie et en planéité sur tout le pourtour

de l’édifice à réaliser.

Il est recommandé le coulage de cette chape de mortier entre 2

règles aluminium ou planches dont la tolérance de planéité < 1 mm

aura été vérifiée et positionnées de part et d’autre des longrines.

Cette chape de mortier sera lissée au nu supérieur des 2 règles

aluminium ou planches servant de coffrage.

Il est recommandé une largeur de longrine de 16 cm ainsi qu’une

épaisseur des règles ou planches de 2 cm d’épaisseur minimum.

Comme l’indique le schéma correspondant, le bloc de premier rang

déborde de 2cm de part et d’autre du coté extérieur et intérieur de

la longrine.

Longueur de longrine : le dimensionnement de la longueur des

longrines doit prendre en compte la pose du bloc Elco Alvéolé en

débord extérieur à la longrine de 2cm. Pour exemple : un mur de

bloc Elco Alvéolé de 10 m de long sur 5 m en nu extérieur nécessite

une longrine de 9,96 m de long sur 4,96 m.

A. Préparation et mise en place des règles ou planches

Ces règles ou planches servent de coffrage de part et d’autre des

longrines. De part et d’autre, on les maintient par une rondelle

serrée par boulon planté dans la longrine.

Mise en place :

Déterminer le niveau de départ du montage :

Altitude de départ = point «haut» des longrines + 2 cm

Présenter les règles ou planches de chaque coté de la longrine.

Régler au niveau laser l’altimétrie de chaque règle à l’altitude de

départ. Afin de garantir une bonne précision, la pige du niveau laser

doit être équipée d’un niveau à bulle permettant de valider la parfaite

verticalité de la pige lors des réglages d’altimétrie.

Par constat, le réglage d’une extrémité modifie toujours le réglage

de l’autre extrémité, il est impératif d’effectuer un contrôle de vérification.

Procéder ainsi pour l’ensemble des règles ou planches.

B. Mise en place de la chape de mortier de réglage du

premier rang

On étale la chape de mortier à l’arase supérieure des règles ou

planches dont la tolérance de planéité < 1 mm aura été vérifiée.

C. Pose du premier rang de blocs

On pose la première rangée de blocs sur la chape de mortier frais

en appui sur les règles ou planches

On démarre la pose du premier bloc en partant d’une ouverture de

baie. On procède à un dernier contrôle de l'altimétrie des blocs en

posant une règle sur les surfaces d'appui des blocs. La règle doit

impérativement reposer sur chaque surface d'appui de chaque bloc.

De préférence on pose les autres rangées de blocs le lendemain.

4.312 Murs intérieurs sur dalle

 

Dans le cas d’une pose sur dalle de murs intérieurs sur talonnette,

on peut reprendre les dispositions du chapitre 4.3.1.1

 

Dans le cas d’une pose de murs intérieurs sur dalle sur une

chape de 2 à 3 cm il ne faut pas omettre que la première rangée

de bloc s’effectue sur un lit de mortier frais et doit impérativement

être parfaitement réglée en altitude et en planéité.

On détermine le niveau de départ du montage :

Altitude de départ = point «haut» de la dalle + 2 cm

Ce niveau va correspondre au niveau de réglage du mortier.

Il est impératif d’en tenir compte lors de la conception du projet en

prévoyant soit un décaissement de la dalle de 2 à 3 cm pour compenser

la hauteur du lit de mortier de premier rang, soit une talonnette.

Notamment pour respecter :

 

Les hauteurs de linteau prévues initialement

 

Les niveaux de planchers etc.

Mise en oeuvre de la chape de mortier de réglage du

premier rang :

 

On repère au niveau laser les points hauts et bas de la dalle

 

On commence impérativement la mise en oeuvre de la chape de

mortier de réglage de la première rangée de blocs en démarrant

du point le plus haut du pourtour de la dalle.

 

En partant d'une des extrémités de l’ouvrage on pose un plot de

mortier tous les 3,5m.

Sur chaque plot de mortier frais on scelle une réglette métallique

(ou tout autre élément parfaitement plane) devant servir de cale

de niveau dont la longueur correspond au minimum à l’épaisseur

de la paroi à réaliser soit 20cm.

Sans laisser durcir les plots de mortier frais, on règle

l’horizontalité de chaque cale de niveau à l'aide d'un niveau à

bulle.

Afin de garantir une bonne précision, la pige du niveau laser doit

être équipée d’un niveau à bulle permettant de valider la parfaite

verticalité de la pige lors des réglages d’altimétrie.

Retirer à la truelle le mortier qui dépasse de chaque cale de niveau,

Laisser durcir au moins 20 minutes le scellement de chaque

cale de niveau.

 

On étale un lit de mortier entre chaque cale de niveau.

Après durcissement des plots de scellement on tire à la règle

chaque lit de mortier en prenant appui sur les cales de niveau,

 

Casser et retirer les plots de scellement de chaque cale de niveau

qui constituent des points durs dans le lit de mortier frais.

Reboucher au mortier frais l’espace de chaques plots de scellement.

Sans appuyer, lisser à la taloche la surface du mortier,

 

En partant du droit d’une ouverture de baie on pose les blocs de

premier rang sur les lits de mortier encore frais en procédant à un

8

dernier contrôle de l'altimétrie des blocs en posant une règle sur

les surfaces d'appui des blocs. La règle doit impérativement reposer

sur chaque surface d'appui de chaque bloc.

4.32 Premier rang en Murs extérieurs:

Vérification de la conformité des dalles ou longrines comme indiquée

dans le paragraphe 4.2 ci-avant.

4.321 Pose de la membrane d’étanchéité

En murs extérieurs on pose la première rangée de blocs sur une

membrane d’étanchéité PVC

Cette membrane d’étanchéité est directement posée et collée sur le

dessus des longrines ou nez de dalles dont l’état de surface (lisse)

ne devra pas poinçonner la membrane d’étanchéité.

Il faut donc meuler le béton d’arase de l’ensemble des longrines (ou

nez de dalles) à la ponceuse à disque jusqu'à pouvoir passer la

paume de la main sur le béton sans griffure. On évite ainsi tout

risque de perforation de la membrane d’étanchéité, par un éventuel

granulat saillant.

1. Sur tout le pourtour des longrines (ou nez de dalles), pose de

2 bandes de colle continues de 1 cm d’épaisseur minimum.

Sur béton sec on utilise du SIKAFLEX 11FC (ou similaire) ou

sur béton humide du 1000 Fix de chez SOUDAL (ou similaire).

La 1ère bande est collée à 1 cm du bord extérieur et la 2ème

bande est collée en intérieur à 13 cm du bord extérieur. (Il faut

prévoir 300 millilitres de colle pour 7 ml).

2. La colle doit être directement appliquée sur le béton et non

pas sur la membrane.

3. Pour un bon encollage de la membrane : On plaque à la main

la membrane souple d’étanchéité sur le dessus du béton en

vérifiant du même coup au touché qu’aucun agrégat ou corps

étranger saillant ne se trouve entre la longrine (ou dalle) et la

membrane.

4. Il faut prendre soin de ne jamais sectionner la membrane et de

laisser un débord de membrane de 4 cm par rapport au coté

extérieur de la longrine (ou nez de dalle), permettant ainsi de

former un larmier.

5. Un débord de 8 cm au minimum par rapport au coté intérieur

de la longrine (ou nez de dalle) permet de réaliser un relevé

d’étanchéité en relevant et en collant la membrane sur le coté

intérieur des murs.

6. Dans les parties droites, en cas de poteaux, la membrane est

découpée autour de chaque réservation, puis garnie sur sa périphérie,

en dessous et au-dessus par des cordons de joint silicone.

7. Dans les angles, la membrane est pliée pour épouser l’angle

et elle est découpée autour de la réservation du poteau. Elle

ne doit jamais être totalement sectionnée (Voir schéma cijoint).

8. On liaisonne 2 extrémités de membrane Zedmarc (ou équivalent)

accolées côte à côte par le collage respectif de ces extrémités

sur le dessus d’une bande de membrane souple

ayant une même largeur que ces dernières.

9. Dans le cas où le ferraillage a été implanté lors du coulage des

longrines (ou dalle), la pose de la membrane souple

d’étanchéité nécessite que l’on pose 2 bandes continues de

colle supplémentaires de 1 cm d’épaisseur le long du ferraillage

coté intérieur et extérieur.

10. Au droit des fers d’attente on découpe au cutter une ouverture

dans la membrane souple afin de permettre le liaisonnent du

béton des longrines (ou dalle) avec celui du coulage des poteaux.

11. Une fois que la membrane est collée, on vient ensuite réaliser

la chape de mortier de réglage de premier rang.

4.322 Murs extérieurs sur longrine

A. Préparation et réglage des règles ou planches :

Suite à la mise en oeuvre de la membrane d’étanchéité, on réalise

une chape de mortier de réglage des 1

 

er rangs de blocs.

Tel que décrit dans le chapitre 4.3.1.1 il est recommandé une pose

de la première rangée de blocs réglée et en appuie sur deux règles

aluminium ou planches

 

dont la tolérance de planéité < 1 mm

aura été vérifiée

 

.

 

En intégrant les phases suivantes :

Il est recommandé une largeur de longrine de 14 cm (et non 16 cm

comme en murs intérieurs).

Comme l’indique le schéma ci-joint, le bloc de premier rang déborde

de 4cm du coté extérieur de la longrine et de 2 cm du coté

intérieur.

Le dimensionnement de la longueur des longrines doit prendre en

compte la pose du bloc Elco Alvéolé en débord extérieur à la longrine

de 4cm.

Par exemple : un mur de bloc Elco Alvéolé de 10 m de long sur 5 m

en nu extérieur nécessite une longrine de 9,92 m de long sur 4,92m

Coté extérieur les règles ou planches doivent avoir une épaisseur

minimum de 4 cm et coté intérieur une épaisseur minimum de 2 cm

Préalablement au positionnement des règles ou planches on rabat

la membrane d’étanchéité sur le pourtour de la longrine entre la

paroi de la longrine et les règles ou planches. (cf. Schéma).

B. Mise en place de la chape de mortier de réglage du

premier rang

On étale la chape de mortier à l’arase supérieure des règles ou

planches dont la tolérance de planéité < 1 mm aura été vérifiée.

C. Pose du premier rang de blocs

On pose la première rangée de blocs sur la chape de mortier frais

en appui sur les règles ou planches.

On démarre la pose du premier bloc en partant d’une ouverture de

baie. On procède à un dernier contrôle de l'altimétrie des blocs en

posant une règle sur les surfaces d'appui des blocs. La règle doit

impérativement reposer sur chaque surface d'appui de chaque bloc.

De préférence on pose les autres rangées de blocs le lendemain.

4.323 Murs extérieurs sur nez de dalle

On applique les mêmes dispositions de mise en oeuvre d’un mur

extérieur sur longrine sauf qu’étant sur dalle on ne peut pas régler

l’altimétrie et de la planéité du bord intérieur du mur Elco Alvéolé

par des règles ou planches.

On procède donc de la manière suivante :

 

Coté extérieur on positionne les règles ou planches (de 4 cm

d’épaisseur) à l’altimétrie souhaitée (comme indiqué dans le chapitre

précédant),

 

On étale le lit de mortier de réglage du premier rang à l’arase

supérieure des règles ou planches

 

On laisse légèrement durcir le lit de mortier,

 

On pose le premier rang de blocs en appui sur les règles ou

planche et lit de mortier.

 

On règle la planéité des blocs avec une cale en appui sur les

surfaces de compression des blocs et un niveau à bulle (cf.

schéma).

 

Coté intérieur, on évite l’affaissement des blocs lors du séchage

de la chape de mortier en maintenant un bloc sur deux par une

cale en biais placée sous le parement du bloc (cf. schéma).

On démarre la pose du premier bloc en partant d’une ouverture de

baie. On procède à un dernier contrôle de l'altimétrie des blocs en

posant une règle sur les surfaces d'appui des blocs. La règle doit

impérativement reposer sur chaque surface d'appui de chaque bloc.

De préférence on pose les autres rangées de blocs le lendemain.

4.33 Pose des rangs courants

On attend le lendemain avant de poser le 2ème rang de blocs

supérieur

La principale règle de pose des rangs courant des blocs Elco alvéolé

repose sur la nécessité impérative de vérifier la qualité de la pose

des blocs avant chaque coulage de raidisseurs verticaux et horizontaux

En cas d’erreurs on la rectifie par dépose et repose des blocs

concernés. L’un des principaux contrôle doit porter sur la vérification

du parfait parallélisme des joints verticaux des blocs accolés

deux à deux.

Si tel n’est pas le cas, il est certain que le maçon n’a pas remarqué

l’existence d’un point dur ou d’un faux aplomb, d’un des blocs des

rangs inférieurs sur lequel reposent les blocs présentant ce défaut

de parallélisme. Il faut donc déposer et reposer le ou les blocs

concernés avant coulage des raidisseurs béton

 

Chaque rangée de blocs doit être posée au cordeau.

 

Réglage du facettage des parements

9 16/00-398

On doit impérativement éliminer rang par rang les aspects de facettage

des parements des blocs accolés les uns aux autres.

L’intégralité des parements des blocs doit être sur un même ali

gnement parfaitement plane.

Avant le coulage des raidisseurs horizontaux et verticaux, on règle

le facettage des parements des blocs en plaquant une règle

de 3 ou 4 m sur le coté extérieur de chaque longueur de chaque

rangée et en alignant parfaitement le parement des blocs pour

éliminer tout débord des uns par rapport aux autres.

Les blocs n’étant pas maçonnés, on peut régler des problèmes

de facettage de quelques millimètres en faisant rentrer le débord

concerné en tapant sur une cale de bois plaquée sur le dit débord.

Il ne faut pas placer la cale trop près des bords des parements

afin d’éviter tout risque d’épaufrure.

 

Tolérance dimensionnelle de +/- 2 mm dans la longueur des

blocs ELCO devant être prise en compte.

Dans leur longueur, les blocs ELCO ont une précision dimensionnelle

pouvant varier de +/- 2 mm.

La prise en compte de cette éventualité de jeu est importante

dans le dimensionnement des longrines préalablement à leur

coulage.

La prise en compte de ce jeu est également importante lors de la

pose des blocs afin d’ajuster rangée par rangée la longueur de

chaque rang.

 

Vérification des évacuations des dispositifs d’écoulements des

eaux

Préalablement à la mise en oeuvre de chaque bloc de chaînage,

de linteau et d’angle il faut vérifier que les évacuations des dispositifs

d’écoulements des eaux soient parfaitement propres.

 

Ferraillage des murs

La mise en place des armatures des poteaux, des raidisseurs et

des tableaux de baie est réalisé à l’achèvement de la pose de

chaque septième ou huitième rangée de blocs.

Le ferraillage de l’ensemble des chaînages, potelets, raidisseurs,

encadrement de baies doit être calculé par le bureau d’étude et

validé par le bureau de contrôle. Il ne doit pas être surdimensionné

afin de ne pas faire fissurer le béton.

 

Coulage du beton

Le bétonnage des potelets, des raidisseurs, des tableaux de

baie, est réalisé à l’achèvement de la pose de chaque septième

ou huitième rangée de blocs après la mise en place des armatures.

Le béton utilisé pour le coulage ne doit surtout pas être trop dosé

en ciment. Il ne doit pas être trop liquide afin d’éviter toute coulure

de laitance de béton le long des parements des blocs. Il ne

doit pas non plus être trop plastique afin d’assurer un remplissage

correct des blocs. On pourra s’assurer du remplissage correct

des blocs par passage d’une barre d’acier mais on n’utilisera

pas d’aiguille vibrante.

En pratique le béton de remplissage devra généralement présenter

une granulométrie comprise entre 0/8 et 0/20 mm et une

consistance légèrement plastique telle que l’affaissement au

cône d’Abrams soit compris entre 10 et 14 cm, les valeurs

d’affaissement les plus élevées étant requises dans les cas suivants

:

-

 

- Granulométrie supérieure à 0/10 mm

-

 

- Hauteur de coulage supérieure à 7 rangées de blocs.

Le coulage du béton directement au seau est à éviter, l’utilisation

des goulottes tronconique est préconisé.

Afin de gérer au mieux les reprises de bétonnage, et afin d’éviter

les coulures de béton venant gêner la pose des blocs des rangs

supérieurs, il importe de couler toujours à un niveau de 4 à 5 cm

plus bas que celui de l’arête haute du dernier rang de blocs.

 

Pour les blocs de chaînage on finit de couler proprement le béton

jusqu’à l’affleurement de la partie haute du bloc. Dans le cas d’un

mur extérieur, on bouche à l’aide de mortier les évidements latéraux

d’écoulement des eaux coté intérieur du bâtiment (cf. schéma).

Pour des raisons pratiques d’organisation de chantier, il peut être

souhaitable d’utiliser le même béton à la fois pour le coulage des

dalles de plancher et pour le remplissage des blocs. En cas de

doute sur la convenance d’un béton de plus forte granulométrie,

des tests de remplissage sur murets doivent être réalisés sur

chantier.

4.34 Autres étapes de pose

1. Réalisation sur le parement intérieur du relevé d’étanchéité par

collage par points de la membrane au mastic silicone.

2. Pose des blocs de chaînage en appui et en linteau (étayage).

En mur extérieur exclusivement et selon la nature des bâtiments

a réaliser, on obstrue au mortier les feuillures horizontales

d'écoulement des eaux situées sur le coté intérieur de

chaque bloc de chaînage soit sur toute la périphérie du chaînage,

soit uniquement au droit des linteaux.

3. Pose des armatures de linteaux et bétonnage de ces dernières,

pose des dernières rangées de blocs jusqu’au chaînage

de dalle.

4. En mur extérieur exclusivement, pour tout bloc standard posé

au-dessus d'un bloc de chaînage, on casse du coté extérieur

du mur l'ailette située en partie basse de chacun de ses évidements

(cf. schéma).

5. Au départ de l’étage on répète les dispositions de mise en

oeuvre requises pour la pose de la maçonnerie « ELCO Alvéolé

» en rez-de-chaussée, omis le fait qu'en mur extérieur (exclusivement)

le larmier n'est pas collé sur la surface extérieure

du mur, mais est collé sur le rebord intérieur de la cannelure

d'écoulement des eaux des blocs de chaînages en L ou en U.

Dispositions communes

Pose à sec et à joints croisés des rangées de blocs suivants et

bétonnage des potelets tous les 7 à 8 rangs de blocs.

4.4 Exécution des points singuliers

4.41 Jonctions d’angles et en T, potelets en

partie courante

 

Tous les 6 à 8 rangs, pose des armatures des potelets d’angle et

de partie courante puis bétonnage dans les alvéoles des blocs.

 

Pour une jonction en T de 2 murs de blocs ou d’un mur de blocs

avec un mur d’une autre nature, les raccordements ne se font

que par une continuité du bétonnage des rangs de chaînage bas

et haut.

4.42 Jonction maçonnerie-baies

4.421 Tableaux de baie

Les tableaux de baies sont réalisés à l’aide de blocs d’about et

demi blocs d’about ; ils sont renforcés sur leur hauteur par un potelet

en béton coulé mis en oeuvre dans la dernière alvéole de part et

d’autre de la baie.

4.422 Linteaux

Quel que soit le linteau, un bon étayage est primordial pour garder

un aspect de joints verticaux parallèles et réguliers entre les blocs

ainsi qu’une parfaite horizontalité de la sous face du linteau

Un bon étayage de linteau se traduit par un étai tous les mètres

supportant une planche épaisse de 4 cm minimum, dont l’épaisseur

doit être dimensionnée pour la charge des rangs de blocs étayés.

Les linteaux sont réalisés par des blocs de chaînage en U et des

blocs de chaînage en U débouchant destinés à recevoir un chaînage

vertical à chaque extrémité. Après mise en place des armatures,

le béton de chaînage est coulé à une cote légèrement

inférieure à l’arase des surfaces d’appui des blocs de chaînage. Le

remplissage est complété jusqu’à l’arase des surfaces d’appui par

un mortier de ragréage fin dans le but d’obtenir une surface parfaitement

plane et horizontale destinée à recevoir les rangées de

blocs supérieures et ainsi éviter tout faux-aplomb.

4.423 Rangs sous appuis de baies

Ils sont constitués de blocs de chaînage en U. Au préalable, les

rails de guidage des blocs de chaînage sont découpés de façon à

reposer l’appui de baie sur les surfaces d’appui des blocs.

4.424 Appuis des planchers, chaînages horizontaux

et verticaux

Pour reposer les planchers, on utilise des blocs de chaînage borgnes

en L en partie courante, des blocs de chaînage débouchant

en L pour assurer la continuité des poteaux et des blocs d’angle

dont les cloisons intérieures sont découpées.

Après coulage du plancher, on répète les opérations de départ sur

rez-de-chaussée.

10

4.5 Adaptation du procédé « ELCO

Alvéolé » pour utilisation en secteur

industriel ou agricole

Une maçonnerie « ELCO Alvéolé » mise en oeuvre en remplissage

entre 2 poteaux en béton ou en acier ou mise en oeuvre en applique

sur une structure de poteaux en béton ou en acier doit être

reliée par des ancrages aux poteaux en béton ou en acier. Les

ancrages sont à disposer sur chaque poteau au niveau des chaînages

horizontaux ainsi qu'à mi-distance entre ces chaînages.

Les ancrages sont scellés dans un potelet continu bétonné au droit

de chaque poteau.

L’espacement entre les poteaux en béton ou en acier servant au

contreventement de la maçonnerie ne doit pas excéder 8m. Au-delà

de cet espacement il doit être prévu entre les poteaux en béton ou

en acier la mise en oeuvre de contreforts constitués par des potelets

bétonnés dans une maçonnerie en retour.

Un joint de dilatation doit être prévu tous les 50m selon les dispositions

reprises dans le schéma correspondant.

4.6 Travaux de finitions

4.61 Doublages intérieurs

Les panneaux de complexe isolant sont collés sur la face intérieure

des murs par des plots de colle de 10 mm d’épaisseur nominale

selon un espacement et les dispositions requises dans le D.T.U. en

vigueur ou l'Avis technique, le cas échéant.

Pour assurer l'étanchéité à l'air du doublage, on dispose un joint

horizontal continu de mastic de 2cm minimum d’épaisseur en rive

de planchers et rive de plafond.

Pour la même raison, les percements dans le doublage tels que

prises électriques et interrupteurs sont calfeutrés par une mousse

Néoprène en bombe.

4.62 Enduits et revêtements de finitions :

Dans le cas de maçonnerie non doublée, on peut mettre en place

un enduit en parement intérieur.

B. Résultats

expérimentaux

1. Essais de compression sur murets et

trumeaux.

Des essais de compression centrée et excentrée ont été réalisés

sur murets et trumeaux montés à l’aide de blocs clivés en béton

fabriqués par la société EXINCOURT BETON S.A. et rectifiés à sec

(Rapport d’essai du CSTB n° 36334 du 10 Mai 1994).

1.1 Corps d’épreuves

1.11 Murets

Trois essais ont été réalisés sur des murets dont les caractéristiques

dimensionnelles étaient les suivantes : hauteur 120 cm, largeur

100 cm, épaisseur 20 cm avec le montage suivant : sur une

semelle en béton sont posés un rang de deux blocs plus un demi

bloc avec lit de mortier (1

 

ère assise) puis 4 rangs de deux blocs et

d’un demi bloc posés à sec à joints croisés et enfin un chaînage

horizontal supérieur en béton coulé dans des blocs chaînage (deux

plus un demi).

1.12 Trumeaux

Six essais sont été réalisés sur trumeaux dont trois avec charge

centrée et trois avec charge excentrée (de 22 mm).

Les caractéristiques dimensionnelles des trumeaux étaient les

suivantes :

- hauteur : 200 cm,

- largeur : 100 cm,

- épaisseur : 20 cm.

Le montage de blocs différait de celui des murets par l’ajout de 4

rangs de deux blocs standard plus un demi bloc sous le rang des

blocs chaînages.

1.2 Résultats

Les résultats sont résumés sous les numéros 1 à 9 dans le tableau

ci-après :

1.3 Essais complémentaires de septembre

1996

Deux essais complémentaires ont été réalisés en compression

centrée sur des trumeaux de 220 cm de hauteur, 80 cm de largeur

et 20 cm d’épaisseur, en blocs lisses de fabrication EXINCOURT

BETON S.A. réalisés avec une machine de rectification plus précise

que les précédentes (Rapport d’essais du CSTB n° 40687 du 5

septembre 1996). Les résultats sont résumés dans le tableau suivant

sous les numéros d’épreuve 10 et 11.

Dans tous les essais, la rupture, précédée d’une fissuration des

blocs, survient par ouverture de ces derniers avec manifestation

d’un clivage préférentiel aux extrémités des entretoises de compression.

1.4 Essais complémentaires de septembre

1999

Deux essais complémentaires ont été réalisés en compression

excentrée sur des trumeaux de mêmes dimensions que celles cidessus

(rapport d’essais du CSTB n°980066 du 28 septembre

1999) montés avec des blocs présentant des résistances à

l’écrasement élevées (moyenne : 8,8 MPa). Les résultats sont

résumés dans le tableau 3 sous les numéros d’épreuve 12 et 13.

2. Essais de perméabilité à l’air et

d’étanchéité à l’eau

Ces essais, réalisés au CSTB du 29 septembre 1993 au 14 février

1994 sur la base des normes NF P 08-331 et NF P 08-341 sur des

murs en éléments identiques à ceux décrits ici, ont fait l’objet du

rapport d’essais n° 36 335.

2.1 Corps d’épreuves et modalités des

essais.

Il s’agit d’un mur de 2,80 m de longueur et 2,20 m de hauteur mis

en place dans un caisson permettant d’exercer une pression d’air

sur le parement extérieur et de mesurer le débit de fuite, ce qui

permet d’en déduire la perméabilité du mur testé.

Une rampe d’arrosage placée entre le mur de réaction du caisson

et le parement extérieur de la maçonnerie permet de créer un

ruissellement d’eau simulant la pluie et de déterminer la perméabilité

à l’eau du mur sous différents niveaux de pression extérieure. Un

dispositif de récupération des eaux dans une rainure moulée dans

l’axe de la première assise de blocs et dans une gouttière ménagée

en parement intérieur de la maçonnerie des blocs permet, par

mesure du volume d’eau récupéré, d’évaluer le débit pénétrant

dans l’axe du mur et en parement intérieur.

Le débit d’eau en tête du parement extérieur est de 75 l/h/m

 

2 soit

environ 1,3 l/min/m

 

2.

2.2 Résumé des résultats des essais

2.21 Etanchéité à l’air :

En l’absence de dispositif d’étanchéité à l’air en parement intérieur

du mur, la pression d’air dans un premier montage n’a pas pu

excéder 40 Pa. Un second montage a permis de mesurer une

perméabilité de 1416 m

 

3/h sous 135 Pa.

2.22 Etanchéité à l’eau

2.221 Sans dispositif d’étanchéité à l’air et sans pression

extérieure, l’eau s’infiltre dans l’épaisseur de la

maçonnerie avec un débit faible de 5 l/h. Après 1 h

d’essai des traces d’humidité très localisées

apparaissent sur certains joints horizontaux en

parement intérieur. Après 24 h d’essai la longueur des

joints affectés augmente mais sans qu’il y ait

ruissellement.

2.222

 

En appliquant une pression extérieure de 40 Pa avec le

même débit d’eau, le débit interne passe à 12 l/h et les

traces d’humidité intérieures apparaissent après 45

min. Pas de modification après 24 h d’essai.

11 16/00-398

2.223

 

Après habillage du parement intérieur par collage d’un

complexe de doublage PSE + plaque de plâtre (90 +

10) étanche à l’air et séparé du support par une lame

d’air d’environ 1 cm d’épaisseur (en ménageant des

fenêtres d’observation en plexiglass) sous une pression

extérieure de 50 Pa, le débit interne est réduit à 2,4 l/h

et l’on ne constate plus d’humidité en parement

intérieur. Sous 500 Pa le débit croît à 13,2 l/h et sous

600 Pa à 15,6 l/h, aucune trace d’humidité n’étant

constatée en parement intérieur.

2.224

 

En organisant en rive basse du doublage un passage

d’air d’environ 40 cm

 

2 destiné à représenter d’éventuels

défauts d’étanchéité à l’air du doublage, le débit interne

est doublé par rapport au cas précédent sous des

pressions de 50 et 100 Pa et il est multiplié par 7 sous

une pression de 500 Pa (96 l/h). Quelques traces

d’humidité apparaissent en parement intérieur à partir

d’une pression de 400 Pa mais aucun écoulement ne

se manifeste sur ce parement.

2.225

 

Un enduit souple d’étanchéité pour piscine est appliqué

en continu en 2 couches (consommation totale 3,5

kg/m

 

2) sur le parement intérieur de la maçonnerie

laissée sans doublage (enduit ERTOFLEX 226 sur une

moitié du mur, enduit THOROSEAL FX 100 sur l’autre

moitié). Un dispositif de recueil et d’évacuation vers

l’extérieur des eaux ayant pénétré dans la maçonnerie

est organisé en pied de mur sous forme d’une gouttière

en mortier revêtue d’un film polyane. La pression

extérieure est augmentée par paliers jusqu’à 4900 Pa

(puissance maximale de la turbine). Aucun décollement

d’enduit ni aucun passage d’eau en parement intérieur

ne sont observés.

3. Essais d’isolement acoustique

Des essais ont été réalisés au CSTB sur une paroi en blocs clivés

avec et sans doublage (Rapport d’essais n° 713-950-0173 du 7

décembre 1995).

Les indices d’isolement acoustique correspondants des parois

soumises aux essais sont résumés dans le tableau ci-après :

Mur brut Mur brut +

complexe de doublage

prégystyrène

10 + 80

Mur brut +

doublage sandwich

prégystyrène

10 + 80 + 10

R

 

rose 31 dB(A) 38 dB(A) 41 dB(A)

R

 

route 26 dB(A) 31 dB(A) 34 dB (A)

R

 

w 32 dB 40 dB 43 dB

4. Essais d’absorption acoustique

Des essais d’absorption acoustique ont été réalisés au CSTB sur

une paroi de 10 m² (rapport d’essais n°00-0056 du 14 avril 2000)

 

w = 0,25

C. Références :

Habitation

26 pavillons individuels ou bandes en R+1 situés à Cusset (03) soit

3600 m

 

2 de mur, hauteur hors sol 6,20 m (8,60 m avec sous-sol);

cette opération fait l'objet d'une attestation d'innovation délivrée par

le Ministère de l'équipement.

Pavillons à Hagondange (57)

Pavillons Vayringe 1 & 2 à Nancy (57)

Collectif à Haubourdin (59)

Logements Cellini à Montepellier (34)

Maison de retraite à Nanterre (92)

Maison de retraite à Roiffieux (07)

Maison de retraite de ADAPEI à Hornoy le Bourg (80)

Equipements

Bâtiment d’équipement de la piscine de la ville de Puys-Guillame

(03) : 266 m

 

2 de mur sans doublage sur 2,40 m de hauteur.

Atelier musical à Amiens (80)

Aménagements et murs d’enceinte Super U à Iff (14)

Plateau médical à Thionville (57)

Aménagements et usine ST2M à Etupes (25)

Camping de Courseulle (14)

Mur de préau au collège de Cernay (68)

Centre entretien à Briare (45)

Centre entretien à Pannes (45)

GIFI à Villeneuve sur Lot (47)

GIFI à Château-Bernard (16)

Bureau

Siège social de la Société Saintot (filiale du groupe SAE pour la

région de la Franche-Comté), situé à Besançon (25) : 290 m

 

2 de

murs avec doublage sur 4,80 m de hauteur

Bureaux à Loos (59)

Bureaux à Ribecourt (60)

Equipement public

Assistance Publique et Hôpital de Mantes-la-Jolie (78) (2800 m2)

Caserne Bonnière à Bonnières sur Seine (78)

Caserne de Colmar à Colmar (68)

Hôtel du Département de Colmar (68)

CCI Aéroport de Gap (05)

Gymnase du lycée Pravaz de la ville de Pont de Beauvoisin (13) :

763 m

 

2 de murs avec et sans doublage sur 5 m de hauteur

Gymnase de Valognes (50)

Gymnase Elboeuf (27)

Gymnase à Ouistreham (14)

Salle des fêtes de St Contest (14)

Collège de la Souffel à Pfulgriesheim (67)

Commissariat de police à Saint Maur (94)

Poste de police à Carcassonne (11)

Crèche à Ouistreham (14)

Ecole à Hem (59)

Ecole du Plessis (71)

Ecole élémentaire de Puiseaux (45)

Ecole à Vendargues (34)

Médiathèque à Florange (57)

Groupe scolaire de Saint Ouen (93)

Gare de TGV à Valence (26)

Palais des Sports à Cesson Sévigné (35)

Secteur Industriel

Usine Swatch / Mercédes à Sarreguemines : 3800 m

 

2 de murs

industriels intérieurs, en remplissage et en applique, sans doublage,

jusqu’à 10,80 m de hauteur

12

Tableaux et figures du Dossier Technique

Tableau 1

Epaisseur en mm Poids en kg

DESIGNATION DES

BLOCS

Quantités de blocs

par m² de murs ou

par mètre Lisses Clivés

Hauteur des

entretoises

porteuses en

mm.

Longueur des

modules de

parements en

mm.

Lisses Clivés

Standard courant 12.5 blocs/m² 200 220 200 400 20 22.5

About 5 blocs/m. 200 220 200 400 19,8 22.3

Demi-About 5 blocs/m. 200 220 200 200 9,9 11.2

Chaînage en U 2.5 blocs/m. 200 220 200 400 19,5 22

Chaînage en L 2.5 blocs/m. 200 220 200 400 14 16.5

Angle de chaînage en L 1 bloc/angle 200 220 200 400 14,5 18

Angle 5 blocs/m. 200 220 200 400 20 23.7

Tableau 2

Eprouvette n° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Longueur moyenne (mm) 402,1 402,2 402,0 401,9 402,7 402,3 402,6 403,0 402,1 402,6

Hauteur moyenne (mm) 200,5 200,5 200,4 200,8 200,5 200,7 200,8 201,0 200,8 200,8

Epaisseur moyenne (mm) 199,5 199,7 199,6 199,7 199,7 199,7 199,7 199,7 199,8 199,7

Tableau 3 - Tableau des Résultats d’essais

Nature du

corps d’épreuve

Excentricité

E (mm)

Contrainte de rupture bloc

plaque élastomère (Section

brute)

(MPa)

Contrainte

1

 

ère fissure

corps d’épreuve

(MPa)

Contrainte

rupture corps

d’épreuve

(MPa)

Rapport contrainte

moyenne 1

 

ère fissure

sur contrainte rupture

1

2

muret

0

2,4

2,0

2,4

2,39

3 2,0 2,47

Moy. 4,3 (1) 2,13 2,42 0,88

4 0,5 2

5 trumeau 0 0,75 2,28

6 0,5 2,49

Moy. 4,3 (1) 0,58 2,25 0,25

7 0,75 1,85

8 trumeau 22 1 2,29

9 0,29 2

Moy. 4,3 (1) 0,68 2,04 0,33

10 0,61 2,5

trumeau 0

11 0,56 3,2

Moy. 3,9 (2) 0,58 2,85 0,20

12 2,50 3,62

trumeau 22

13 1,87 3,75

8,8 (3) 2,18 3,7 0,59

(1) Résultats de mesures effectuées par le fabricant des blocs.

(2) Essais réalisés au CSTB sur les blocs des maquettes ; 1

 

ère fissure à 3,5 MPa.

(3) Essais réalisés au CSTB sur les blocs des maquettes.

13 16/00-398

14

15 16/00-398

16

17 16/00-398

18

19 16/00-398

20

21 16/00-398

22

23 16/00-398

24

25 16/00-398

26

27 16/00-398

28

29 16/00-398

30

31 16/00-398

32

33 16/00-398

34

35 16/00-398

Par Elco alvéolé - Publié dans : reglementation-avis- administration
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