TECHNIQUE DU BATIMENT 2 TOITURE 1 er partie

 

CHAPITRE 2 – TOITURE

 

SOMMAIRE DU CHAPITRE

 

 

1. Les ardoises

 

L'ardoise, un matériau noble

Les qualités de l'ardoise

Couleur ardoise

 

Modèles et formes

Les différents modèles

La multiplicité des formes

 

Avant de choisir entre tuile et ardoise

Un peu de technique

Assurer une bonne ventilation

 

 

2. La charpente

 

Mieux comprendre la charpente

Le vocabulaire de la charpente

 

Quel bois choisir ?

Les règles d'or

Que de choix !

 

Petits désordres et leur solution

L'humidité

Les déformations de la charpente

 

Les termites et autres xylophages

Les termites et autres xylophages en France, état des lieux

Vie et moeurs des termites

Comment se propagent-ils ?

Comment repérer la présence de xylophages ?

Comment lutter contre les termites et autres xylophages ?

Les bons réflexes en prévention !

 

Les charpentes du Nord au Sud

Charpentes nordiques

Charpentes méditerranéennes

 

Typologie des charpentes

Les charpentes traditionnelles

Les charpentes fermettes

 

 

 

3. La cheminée

 

Les cheminées à foyer ouvert

Rénovation ou construction ?

Les récupérateurs de chaleur

 

Les inserts et foyers fermés

Insert ou foyer fermé ?

Confort et économie

Les clés du bon choix

 

Construction et rénovation d'un conduit de cheminées

Rénover un conduit existant

Construire avec des boisseaux

Construire avec des tubes métalliques

 

La souche extérieure

De l'utilité d'une souche

Où placer la souche ?

 

Les conduits de fumées

Un conduit de fumée à quoi ça sert ?

Un conduit de fumée comment ça marche ?

Les différentes méthodes de mise en oeuvre

Il pompe, il pompe le conduit de cheminée

Les matériaux utilisés

Le tubage : pour rajeunir le conduit d'un foyer fermé

 

4. Les tuiles

Comment choisir vos tuiles ?

De quoi est fait un toit ?

A quoi servent les tuiles ?

La diversité des types de tuiles

Quelle tuile pour quelle maison ?

 

Des tuiles pour tous les toits et pour tous les goûts

Les tuiles Redland Lafarge Couverture

Les tuiles terre cuite Lafarge Couverture

 

Pour un parfaite ventilation: le closoir

Qu'est-ce qu'un closoir ?

 

Pour favoriser l'aération : les sorties de toit

Qu'est-ce qu'une sortie de toit ?

 

 

 

 

 

 

  1. Les ardoises

 

L'ardoise, un matériau noble

 

Les qualités de l'ardoise

 

Incombustible, non poreuse, inaltérable, flexible, ... l'ardoise multiplie les qualités.
Elle joue ainsi un rôle essentiel dans la longévité de votre toiture.

 

 

 

  L'ardoise, avant de se démocratiser, couvrait les toits des châteaux et bâtisses des grands propriétaires terriens, et cela dès le XIe siècle. Issue d'une roche qui se débite en feuillets, le schiste, l'ardoise s'est peu à peu imposée par ses qualités, notamment pour remplacer le chaume dans le nord-ouest de la France.

 

 

Elle dure, elle dure l'ardoise !

 

  L'ardoise est incombustible ; elle peut subir certaines altérations lors d'un incendie, mais elle le freine. Elle est également imperméable et non poreuse, quelle que soit son épaisseur. Elle se révèle donc guère sensible au gel. L'ardoise est aussi inaltérable et donc insensible aux agents atmosphériques, d'où sa très grande longévité. Autre qualité importante pour une couverture, la flexibilité. Plus une ardoise est flexible et plus elle est facile à tailler et à percer. Cette facilité de découpe la rend parfaite pour des toitures complexes avec lucarnes, châssis, capucines…

 

 

 

Couleur ardoise

 

Du gris au vert en passant par le bleu, l'ardoise n'en finit plus de changer de teinte.

 

 

A chaque région sa couleur

 

 Selon sa région d'origine la couleur de l'ardoise varie avec subtilité :

  • L'ardoise d'Ardennes peut aller du bleu-noir au violet, mais posséder également des nuances vertes ou des textures marbrées.

  • En Bretagne, si elle est généralement gris-bleu, elle est verte aussi ou bien tachetée d'oxyde.

  • En Corrèze, on l'appelle la " bleue ".

  • Dans les Alpes l'ardoise a la caractéristique de blanchir à l'air, donnant aux toits la patine du temps.

 


 

Modèles et formes

 

Les différents modèles

 

Modèle ordinaire ou modèle anglais, modèle carré ou historique, l'ardoise se décline en catégories. Chaque modèle s'adapte à un usage bien précis.

 

 

 

  C'est en fonction de la qualité et des dimensions des blocs de schiste que l'on détermine la dimension et l'épaisseur de l'ardoise.
A chaque modèle correspond un usage et un type de toit :

 

 

Le modèle ordinaire

 

  De forme rectangulaire, le modèle ordinaire (ou modèle français) est le plus couramment utilisé, tant en plaine qu'en littoral. Ces ardoises sont généralement d'une épaisseur de 2,7 à 3,3 mm. Les ardoises de petite taille sont préférées en Bretagne car la résistance au vent est supérieure étant donné le nombre d'attaches au mètre carré.

 

 

Le modèle anglais

 

  Lui aussi rectangulaire, le modèle anglais est plus épais (3,8 mm en moyenne) et plus résistant que le modèle ordinaire et donc généralement utilisé en régions montagneuses pour supporter des charges de neige et résister au gel.

 

 

Le modèle carré

 

  Le modèle carré est peu utilisé pour les habitations car moins résistant que les autres.

 

 

Le modèle historique

 

  Le modèle historique est normalisé pour répondre aux restaurations de monuments classés. L'ardoise est épaisse (4,5 mm et plus) et permet des couvertures d'une grande qualité.


Votre choix sera affaire de zone géographique et ... de budget.

 

La multiplicité des formes

 

En fonction de la façon dont elle est découpée, l'ardoise change de nom. Et chaque format répond à un usage précis.

 

 

De bien jolis noms

 

  La carrée angevine, la carte, la coquette, l'héridelle, en écailles, en ogives… autant d'appellations pour autant de formes de découpe. Les ardoises sont taillées à leur extrémité apparente. Mais n'oubliez pas que l'ardoise a un endroit et un envers, l'endroit étant taillé en biseau afin que l'eau de pluie s'écoule mieux.

 

 

A chaque usage son format

 

 Le format de l'ardoise est choisi en fonction de son recouvrement, partie recouverte par les rangées supérieures. C'est un professionnel qui vous aidera à choisir ce format car la valeur du recouvrement est un savant calcul entre la pente du toit, la zone climatique, l'exposition, le mode de fixation. Et le recouvrement varie aussi selon la partie du toit.

 

Avant de choisir entre tuile et ardoise

Un peu de technique

 

 

Les paramètres de base

 

  Le ou les rampants de la toiture doivent avoir une pente qui assure un bon écoulement des eaux et évite les remontées sous l'effet du vent. Elle s'exprime en pourcentage, en degré ou mètre par mètre, soit la hauteur de la verticale obtenue pour un mètre de projection horizontale (0,70 m par mètre = 0,70 mpm = 70 % = 35° environ par exemple). La pente dépend à la fois de la conception de l'ardoise, de la zone climatique et du site de la construction. Respectez impérativement ces paramètres.

 

 

Les zones climatiques

 

  Trois grandes zones climatiques divisent la France.
La zone I est constituée par tout l'intérieur du pays, par la côte méditerranéenne, et pour les altitudes inférieures à 200 m.
La zone II réunit la côte atlantique sur 20 km de profondeur, la bande située entre 20 et 40 km de Lorient à la frontière belge, et les altitudes comprises entre 200 et 500 m.
La zone III inclut la côte atlantique, de la Manche et de la Mer du Nord, sur une profondeur de 20 km, de Lorient à la frontière belge, et les altitudes supérieures à 500 m.

 

 

L'exposition géographique

 

 Trois situations sont prises en compte et se superposent à la zone climatique.
Les constructions dans le creux d'une cuvette entourée de collines sur tout le pourtour et protégées ainsi pour toutes les directions du vent sont considérées en site protégé.
Une plaine ou un plateau présentant éventuellement des dénivellations peu importantes est un site normal.
Il est dit exposé lorsque les habitations sont sur le littoral jusqu'à une profondeur d'environ 5 km, sur le sommet des falaises, dans les estuaires ou baies encaissées et à l'intérieur du pays, dans les vallées étroites et ventées, sur les montagnes isolées ou élevées…

 

Assurer une bonne ventilation

 

Une bonne ventilation de la sous-face de la couverture est nécessaire. Les ardoises absorbent une certaine quantité d'eau au moment des précipitations et il est nécessaire qu'elle soit évacuée avant les périodes de gel.

 

 

 

  Cette ventilation évite aussi les phénomènes de condensation qui contribuent au pourrissement des bois de charpente et diminuent l'efficacité de l'isolation.
La présence d'un écran de sous-toiture et/ou d'un isolant, implique de les poser en ménageant une lame d'air d'environ 4 cm. Dans un comble non aménageable, et sans isolation sous le rampant, l'écran est fixé non tendu sur les chevrons de façon à ce qu'il laisse apparaître des "godets" où l'air pourra circuler.
Sur une toiture isolée, la présence d'un écran de sous-toiture impose une double ventilation entre l'isolant et l'écran (exception faite pour certains écrans très microporeux) et entre celui-ci et la couverture.

 

2. La charpente

 

Mieux comprendre la charpente

 

Le vocabulaire de la charpente

 

Savez-vous ce qu'est un coyau, un entrait, une volige ? Quelques mots suffisent pour comprendre la charpente et pouvoir ainsi discuter avec un professionnel.

 

 

 

 

Une coupe de charpente Une coupe de charpente Une charpente

 

 

· Arbalétrier : Partie oblique de la ferme sur laquelle reposent les pannes.

· Chevron : longue pièce verticale appliquée sur les pannes de la charpente et servant d'assise aux éléments d'appui de couverture.

· Coyau : petite pièce de bois rajoutée en partie basse de la charpente pour adoucir la pente en fin de toiture.

· Entrait : pièce horizontale de la ferme formant triangle isocèle avec les arbalétriers.

· Ferme : ensemble des pièces formant, dans un plan vertical, l'ossature en triangle d'une charpente.

· Fermette : ferme réalisée avec des bois de faible section donnant des charpentes plus légères que les fermes traditionnelles. Elle est composée d'un ensemble de pièces de bois assemblées par des connecteurs métalliques inoxydables.

· Liteau : latte étroite positionnée horizontalement qui sert à accrocher les tuiles et les ardoises.

· Panne : pièce de bois appliquée à la perpendiculaire des arbalétriers et portant les chevrons.

· Volige : planches clouées horizontalement sur les chevrons pour fixer les éléments de couverture.

 

 

 

Quel bois choisir ?

 

Les règles d'or

 

Bien sûr, il s'agit avant tout de choisir un bois de charpente parfaitement traité. En matière de traitement du bois, les normes sont très strictes. Elles vous garantissent un bois résistant aux diverses agressions : humidité, champignons ou xylophages.

 

 

La norme NF

 

 

Le bois destiné à la charpente doit être d'une excellente résistance, notamment en traction, et sa qualité est fonction de sa résistance aux attaques diverses.
L'ennemi du bois, dans la construction, est bien sûr l'humidité. Non seulement l'humidité extérieure, mais aussi l'humidité propre au matériau bois lui-même, d'où une normalisation NF en quatre catégories en fonction de l'usage du bois. Pour les bois de charpente, la classe n°2 correspond à un degré d'humidité compris entre 13 et 17 % ; ce bois est appelé " bois sec à l'air ".
Vous devez donc vérifier que le bois choisi est bien normalisé NF. Si le bois sélectionné répond bien aux normes, cela ne dispense pas de surveiller son évolution une fois la charpente montée. Car le bois vit !

 

 

Des hôtes indésirables

 

 

Les bois de charpente sont désormais bien traités contre les attaques les plus courantes : termites, capricornes, champignons…mais, là aussi, une fois montée, la charpente doit être surveillée de près. Il suffit d'un excès d'humidité pour favoriser le développement de champignons. Certaines essences sont aussi plus sensibles que d'autres : les résineux peuvent être attaqués par les capricornes, les feuillus par les lyctus.
La partie du bois choisie a également son importance quant à la fragilité par rapport aux petites bêtes : si la charpente contient plus de 10 % d'aubier, vous devez être vigilant car l'aubier est plus sensible aux attaques que la partie centrale de l'arbre.

 

Que de choix !

 

Densité, résistance mécanique... un bois de charpente doit répondre à de multiples exigences. Du chêne ultra-résistant au hêtre et au châtaigner à faible rétractabilité, en passant par les bois tendres, chaque essence a ses qualités mises en valeur par le type de charpente à laquelle elle s'adapte.

 

 

Le chêne

 

 

En matière de charpente, si n'était son prix, le chêne serait l'un des favoris. Il est d'une excellente résistance mécanique et d'une grande densité. Cela dit, il est également fissile, et donc à surveiller.

 

 

Le châtaigner

 

 

Le châtaigner est aussi un choix sûr car il est d'une faible rétractabilité (par exemple, lorsqu'une maison est chauffée, le bois de charpente se dessèche ; il est alors sujet à un retrait plus ou moins fort selon l'essence) et d'une bonne résistance en flexion. Petit plus fort appréciable : il fait fuir les araignées, car son odeur tannique les dérange...

 

 

 

Le hêtre

 

 

Le hêtre est d'une très grande résistance en compression, il est stable mais d'une forte rétractabilité. Choisir le hêtre oui, mais dans sa région de production car le faire venir de son lieu d'origine peut se révéler coûteux.

 

 

Pins et consorts

 

 

Pin Laricio, pin maritime, pin des Landes, pin sylvestre, sapin Douglas... autant d'essences de qualité pour une charpente car le pin est très résistant en flexion et en compression et d'un rapport qualité prix intéressant. Ces bois légers sont parfaits pour les voliges et les tasseaux. Petit bémol, le pin pleure parfois de la résine.

 

 

Bois tendres

 

 

Pour des charpentes légères, vous pouvez opter pour l'épicéa, l'épicéa de Sitka, le peuplier et certains sapins. Ces bois tendres et légers ne manquent pourtant pas de résistance !

 

 

Petits désordres et leur solution

 

L'humidité

 

L'humidité est la source la plus courante de dégâts dans les charpentes. Bien sûr, en fonction de leur densité, les bois sont plus ou moins sensibles à l'hygrométrie. Mais de quelque essence qu'il s'agisse, certaines zones de la charpente sont particulièrement à surveiller : faîtage, coyau, parties en contact avec la maçonnerie.

 

 

Les zones à surveiller

 

 

  • Si la tête de faîtage est détériorée, l'eau pénètre aisément et humidifie la charpente, favorisant son pourrissement et donc sa fragilisation. Sans oublier les champignons qui aiment énormément l'humidité.

  • Si coyau il y a dans votre charpente, sachez que cette zone est sensible aux infiltrations. Le coyau étant la partie " mourante " d'une toiture, la pente est quasi nulle et des infiltrations peuvent donc se produire à la jointure entre le coyau et la panne.

  • Les parties en contact avec la maçonnerie ou encastrées dans celle-ci sont à surveiller car, lors du retrait en cas de dessèchement du bois, des espaces favorisant l'humidité peuvent apparaître. En cas de gonflement du bois dû à l'humidité, c'est la maçonnerie qui risque de souffrir. Ces bois-là doivent donc être isolés des maçonneries par du feutre ou du carton bitumé.

 

 

 

Les solutions

 

 

Pour prévenir tous les désordres, il est indispensable de surveiller l'étanchéité de la couverture, de remplacer toute tuile ou ardoise défectueuse, de vérifier les systèmes d'attache des éléments de couverture (clous rouillés par exemple). A surveiller également l'éventuelle présence de mousses sur la couverture : les mousses s'enlèvent d'ailleurs très facilement.
Une pièce de bois peut pourrir à cause de l'humidité. Elle doit être remplacée très vite afin d'éviter la présence de champignons.

 

 

 

Les déformations de la charpente

 

Sous l'effet du temps ou des intempéries, la charpente bouge, fléchit parfois. La cause peut être également due à de mauvais choix de bois. Mais quelle que soit l'origine de la déformation, il y a toujours un remède.

 

 

Le bois vit !

 

 

Le bois se rétracte, se dilate, boit et rejette de l'eau, fléchit... Tous ces comportements sont pris en compte par le charpentier lors de la réalisation d'une ossature de toit : le taux d'humidité est contrôlé, la partie de l'arbre utilisée est adaptée à l'usage, l'épaisseur de la pièce calculée en fonction de la charge à porter, etc.

Mais il peut y avoir des erreurs de choix dans la qualité du bois (vouloir faire trop d'économies au niveau de la qualité du bois de charpente induit des risques sur le long terme), des erreurs de calcul de charge entraînant une surcharge et donc un affaiblissement d'une pièce de charpente. Ou des impondérables (généralement atmosphériques...).

Pour des questions d'humidité (qu'il y ait infiltration ou intempéries), la masse volumique des éléments de charpente peut augmenter excessivement (la variation peut aller jusqu'à 7 %) et les assemblages en être affaiblis.
Le sous-dimensionnement de certaines pièces de bois entraîne leur fléchissement pour cause de surcharge. Les versants du toit peuvent ainsi s'affaisser peu à peu.

 

 

Les solutions

 

 

Si la déformation est due à l'humidité, avant de réparer les dégâts, il est impératif de régler les problèmes d'étanchéité.

Consolider la partie affaiblie, soulager la pièce sous pression, renforcer les assemblages sont autant d'opérations à réaliser dès que l'on décèle une déformation de charpente.

Quelle que soit la solution technique choisie, il est très important d'utiliser la même essence que celle d'origine, car il peut y avoir " incompatibilité" entre deux essences.

 

 

 

Les termites et autres xylophages

 

Les termites et autres xylophages en France, état des lieux

 

La lutte contre les termites devient l’affaire de tous en France puisque leur territoire s’étend peu à peu. Les dégâts causés par les termites sont d’autant plus considérables que souvent « cachés » puisqu’ils attaquent le bois de l’intérieur. Petits trous dans les plâtres, plinthes creuses, insectes volants suspects… autant d’indices à prendre en compte.

 

 

Le CTBA (Centre technique du bâtiment et de l’ameublement) suit de très près l’évolution des zones touchées par les termites.

Le Sud-Ouest reste la région la plus infestée. La côte méditerranéenne est également en partie touchée. Les termites semblent remonter sur la côte Ouest, avec quelques incursions dans certains départements du nord. Mais ce qui semble nouveau depuis quelques années, c’est leur présence de plus en plus importante en Ile-de-France.

Les zones contaminées sont délimitées par arrêté préfectoral ou par arrêté municipal. Vous pouvez donc vous renseigner en mairie.

Quant aux autres xylophages, les capricornes ou les vrillettes par exemple, on en trouve par petites zones sur tout le territoire. Sachez que si vos voisins découvrent des capricornes dans leur charpente, mieux vaut faire procéder à un diagnostic sur votre propre toiture.

 

Les termites

 

La lutte contre les termites devient l'affaire de tous en France puisque leur territoire s'étend peu à peu. Les dégâts causés par les termites sont d'autant plus considérables que souvent "cachés" puisqu'ils attaquent le bois de l'intérieur. Petits trous dans les plâtres, plinthes creuses, insectes volants suspects... autant d'indices à prendre en compte.

 

 

Vie et moeurs des termites

 

 

Les termites sont des insectes blancs qui fuient la lumière et vivent dans la terre et le bois. Les termites préfèrent les zones chaudes et humides, d'où leur intérêt pour les villes et leur chauffage urbain... Les termites s'attaquent de plus en plus aux habitations. Ils y trouvent leurs matériaux de prédilection : bois, papier, cartons et tissus. Ils pondent leurs oeufs généralement dans le bois ; il en éclôt des larves qui s'enfoncent dans le bois pour se nourrir, le réduisant en poudre. Une fois adultes, ils émergent en perçant un trou vers la surface, puis poursuivent leur cycle reproducteur.
C'est donc de l'intérieur que les termites creusent le bois, l'affaiblissant et l'empêchant de jouer son rôle de maintien de la structure de construction. Pour atteindre les éléments en bois, les termites sont capables de se déplacer à travers plâtre, isolants, papiers peints, voire béton !

 

 

 

Comment se propagent-ils ?

 

 

- par essaimage : les reproducteurs quittent le nid et s'envolent pour implanter une nouvelle colonie dans un autre terrain favorable ;
- par transport involontaire : il suffit de transporter, lors d'un déménagement par exemple, un élément infecté... Autre hypothèse : vous ramassez du bois en forêt afin d'alimenter votre cheminée et vous le stockez dans la cave ou le grenier. Ce bois peut très bien être infecté sans que vous le sachiez;
- par bouturage : une partie de la colonie se sépare et forme progressivement une nouvelle colonie dans une construction avoisinante.
En France, les zones les plus touchées sont le sud-ouest et le sud mais, peu à peu, les termites remontent au centre et vers le nord et sont désormais présents dans cinquante-six départements.

 

 

Comment repérer la présence de termites ?

 

 

Certains signes vous renseignent sur la présence d'une colonie de termites :
- un simple choc contre une plinthe ou un élément en bois peut révéler un bois complètement évidé ;
- vous découvrez de petits tunnels à la surface des murs ou de minuscules trous noirs, gros comme une tête d'épingle, sur les plâtres des plafonds ou les murs ;
- il arrive que des termites s'échappent d'une fente dans un mur.

 

 

Vos obligations réglementaires

 

Devant le risque croissant d'invasion, maires et préfets sont autorisés, de par la loi, à organiser la prévention et la lutte contre les termites. Il incombe aux occupants et aux propriétaires de suivre leurs directives. Contrevenir vous expose à des sanctions.

La loi n° 99-471 du 8 juin 1999 vise à protéger les acquéreurs et propriétaires d'immeubles contre les termites et autres insectes xylophages. Cette loi et ses décrets d'application (décret du 3 juillet 2000 et arrêté du 10 août 2000) donnent de nouveaux pouvoirs aux maires et aux préfets pour organiser la lutte.

 

 

Vous découvrez des termites chez vous

 

 

Dès la découverte de termites, la loi vous impose d’en avertir la mairie. La non-déclaration est sanctionnée par une amende pouvant aller de 1500 à 7 500 €, sans compter l’obligation de faire intervenir un professionnel de la lutte contre les termites.

 

 

 

Vous habitez dans une zone contaminée

 

 

Si vous vivez dans une zone où la présence de termites est avérée, vous devez participer aux actions de prévention et de lutte.
Le maire peut prendre un arrêté demandant de procéder à la recherche et aux travaux de lutte contre les termites. Vous devez justifier, dans les six mois, du respect de la recherche en présentant un état parasitaire. Vous justifierez également de la mise en œuvre de travaux de prévention et d’éradication par un professionnel.
Lors de travaux de démolition, il faut brûler sur place ou traiter le bois et les matériaux infestés après avoir fait une déclaration en mairie.
En cas de non-exécution de ces mesures, c’est une amende de pouvant aller de 1500 à 7 500 €, que vous risquez.

 

 

En cas de transaction immobilière

 

 

Si vous habitez dans une zone à risques (zone délimitée par le préfet ou le maire de la commune) et que vous vendez un bien, la loi vous oblige désormais à joindre à l’acte de vente un état parasitaire de moins de trois mois conforme à un modèle établi par arrêté et établi par un expert agréé.
Le Centre technique du bois et de l’ameublement (CTBA) tient à disposition une liste d’experts et de professionnels de la lutte contre les termites.

 

 

D'indispensables précautions

 

 

Première des précautions, même si vous n'habitez pas dans une zone infestée : entretenir une bonne hygiène de l'habitation en résorbant les infiltrations d'eau, en ne laissant pas de tas de bois de chauffage trop près des murs, etc.
Pour construire dans une zone à risques, utilisez du bois traité.
Si vous êtes dans une zone infestée, optez pour un traitement préventif : des barrières de protection physique, chimique ou physico-chimique sont créées autour de l'habitation.
Certaines aides sont accordées par l'Etat pour la réalisation de travaux de lutte contre les termites. La Direction départementale de l'équipement (DDE) vous renseigne sur ces aides.

 

 

Vie et moeurs des termites

 

Très prolifiques et très vivaces, une fois installés les termites sont difficiles à déloger…

 

 

 

Les termites et leur dégât

 

 

 

Les termites sont des insectes blancs qui fuient la lumière et vivent dans la terre et le bois. Les termites préfèrent les zones chaudes et humides, d'où leur intérêt pour les villes et leur chauffage urbain...

Les termites s'attaquent de plus en plus aux habitations. Ils y trouvent leurs matériaux de prédilection : bois, papier, cartons et tissus.

Ils pondent leurs oeufs généralement dans le bois ; il en éclôt des larves qui s'enfoncent dans le bois pour se nourrir, le réduisant en poudre. Une fois adultes, ils émergent en perçant un trou vers la surface, puis poursuivent leur cycle reproducteur.

C'est donc de l'intérieur que les termites creusent le bois, l'affaiblissant et l'empêchant de jouer son rôle de maintien de la structure de construction.

Pour atteindre les éléments en bois, les termites sont capables de se déplacer à travers plâtre, isolants, papiers peints, voire béton !

 

Comment se propagent-ils ?

 

Les termites ont des méthodes de propagation redoutablement efficaces que seuls des professionnels peuvent contrer.

 

 

  • Par essaimage : les reproducteurs quittent le nid et s'envolent pour implanter une nouvelle colonie dans un autre terrain favorable ;

  • Par transport involontaire: il suffit de transporter, lors d'un déménagement par exemple, un élément infecté... ou bien de ramasser du bois en forêt pour remplir sa cheminée !

  • Par bouturage : une partie de la colonie se sépare et forme progressivement une nouvelle colonie dans une construction avoisinante.

    En France, les zones les plus touchées sont le sud-ouest et le sud mais, peu à peu, les termites remontent au centre et vers le nord et sont désormais présents dans cinquante-six départements.

 

 

Comment repérer la présence de xylophages ?

 

Les termites savent se faire discrets, le temps de faire beaucoup de dégâts. Quelques gestes simples vous permettent pourtant de détecter leur présence.

 

 

 

Les termites et leur dégât

 

 

Certains signes vous renseignent sur la présence d’une colonie de termites :
- un simple choc contre une plinthe ou un élément en bois peut révéler un bois complètement évidé ;
- vous découvrez de petits tunnels à la surface des murs ou de minuscules trous noirs, gros comme une tête d’épingle, sur les plâtres des plafonds ou les murs ;
- il arrive que des termites s’échappent d’une fente dans un mur.

Les capricornes, quant à eux, attaquent de préférence les résineux, et creusent des galeries parallèles au fil du bois, qui prend un aspect vermoulu.

 

Comment lutter contre les termites et autres xylophages ?

 

Seuls des professionnels agréés sont à même de lutter contre les termites et autres xylophages. Ne faites confiance qu’à eux seuls !

 

 

Qui intervient ?

 

 

La lutte contre les termites ou tout autre xylophage est une affaire de professionnels ! C’est en mairie ou à la Direction Départementale de l’Equipement (DDE) que vous obtenez les coordonnées de sociétés agréées pour lutter contre les termites et autres xylophages.
Attention : un certificat de traitement fourni par une société non agréée n’est pas valable, lors d’une transaction immobilière par exemple.
Il est important de ne faire appel qu’à des sociétés spécialisées car il existe des entreprises peu scrupuleuses qui vous proposent, en faisant du porte à porte, d’effectuer chez vous un diagnostic de termites. Ces personnes profitent d’un moment d’inattention de votre part pour sortir de dessous leur blouse un morceau de charpente « mangé » par les xylophages et vous le présentent comme venant de votre charpente ! Paniqué, vous signez un devis pour une intervention rapide…

 

 

La protection avant et après construction de votre habitation

 

 

  • Avant de faire construire, vérifiez que le bois de charpente choisi est traité contre les termites et les autres xylophages. Vous pouvez renforcer cette protection en prévoyant soit des répulsifs qui sont badigeonnés sur les fondations de l’habitation, soit des films-barrière qui sont posés sous la dalle de la construction.

  • Après construction, vous pouvez tout de même faire intervenir préventivement un professionnel. Vous devez être sûr que votre habitation n’est pas déjà infestée. Le professionnel vous propose alors un traitement chimique qui crée une barrière de protection tout autour de l’habitation.

 

 

 

Vous découvrez des xylophages, que faire ?

 

 

Première démarche, envoyer une lettre recommandée à votre mairie. Elle vous contactera très vite pour vous donner la marche à suivre, et vous donner une liste de professionnels agréés. Leur intervention donnera lieu à un certificat dont vous donnerez copie à la mairie.

Seconde démarche importante : avertir vos voisins. Si vous êtes infesté, il est probable qu’un périmètre de voisinage l’est aussi. Et si l’on intervient chez vous sans intervenir dans les habitations mitoyennes, cela ne sert à rien : les termites reviendront en force chez vous !

 

 

Les remèdes

 

 

Si un diagnostic établit la présence de termites, il faut alors agir très vite. L’entreprise de détection va tout d’abord identifier le type de termites qui agit chez vous et agir en conséquence. Elle établira un devis précisant les lieux infestés et les produits qu’elle va utiliser (ce devis et la facture correspondante peuvent vous être réclamés par la mairie).
Si certaines parties de la maison sont très atteintes, mettant en péril la stabilité de la structure, des travaux de consolidation ou de remplacement devront être effectués.
Sinon, l’entreprise opérera un traitement chimique sur toute l’habitation afin d’éradiquer la colonie. Elle procèdera également à la pose d’appâts toxiques spécifiques.

 

Les bons réflexes en prévention !

 

Il existe quelques gestes simples qui peuvent vous éviter ces invités inattendus que sont les termites, les capricornes ou les vrillettes.

 

 

  • Jardin, garage et toutes annexes de votre habitation doivent contenir un minimum de planches de bois ! Par exemple, ne laissez pas pourrir un petit tas de planches au fond de votre potager…

  • Luttez contre l’humidité : les termites sont attirées par les lieux humides, que ce soit votre cave, le garage, une buanderie…

  • Evitez de rapporter chez vous du bois mort ramassé en forêt, un « nid » de termites pourrait s’y être installé.

  • Ne conservez pas de vieilles poutres ou de vieux madriers (ne les récupérez pas non plus dans une décharge).

 

 

 

Les charpentes du Nord au Sud

 

Charpentes nordiques

 

En forme de triangle isocèle, la charpente du nord s'adapte à un toit pentu et laisse la place pour des combles.

 

 

A quoi ressemble la charpente nordique ?

 

 

Les éléments porteurs de la charpente - arbalétriers et entraits - forment généralement un triangle isocèle (la ferme). Les arbalétriers reposent sur les murs porteurs et supportent le poids de la couverture ; ils travaillent en flexion. L'entrait, quant à lui, relie les arbalétriers à la base et travaille en traction.
Les charpentes du nord de la France s'adaptent à des couvertures de pierre, de chaume, de tuile plate et d'ardoise.

 

 

Les spécificités

 

 

La charpente nordique est généralement conçue pour un toit pentu (des pentes de 40° et 60°). L'argument d'ordinaire avancé est climatique : pluie, neige, gel... auraient incité les charpentiers à réaliser des ossatures permettant à l'eau de glisser, à la neige de s'évacuer… En fait, la forme nordique des charpentes vient davantage d'une tradition séculaire que d'une volonté de protection contre les intempéries.

 

 

Charpentes méditerranéennes

 

La charpente méditerranéenne est souvent quasi plate et très peu élaborée.

 

 

La charpente réduite à sa plus simple expression

 

 

Pas toujours facile d'aménager des combles avec une toiture méditerranéenne ! La pente est souvent limitée entre 18 et 30°. Sa forme est d'origine romaine et adaptée à une couverture de tuiles canal. Autre caractéristique des charpentes du Sud, elles ne sont que très peu élaborées et se réduisent souvent à des chevrons (éléments verticaux) posés sur des pannes (éléments horizontaux) entre deux murs maçonnés.

 

 

Typologie des charpentes

 

Les charpentes traditionnelles

 

La charpente traditionnelle, constituée de fermes, est réalisée selon des techniques très anciennes qui gardent leur modernité. Au résultat, une charpente solide, durable et belle à regarder.

 

 

Artisanale avant tout

 

 

Une belle charpente traditionnelle est une œuvre d'art ! Conçue et réalisée selon des méthodes ancestrales - modernisées bien sûr - , la charpente traditionnelle a l'énorme avantage de laisser la place à des combles si la pente du toit est assez importante.
Structure porteuse triangulée, la ferme donne sa forme à la toiture (ferme simple, ferme à la Mansart, ferme à entrait retroussé...).

 

 

Valeur ajoutée

 

 

Plus longue à mettre en place que la charpente fermette industrielle, elle utilise davantage de bois, car il faut prévoir un plancher pour le plafond (avec les charpentes fermettes, ce sont les entraits des fermettes qui servent de plancher), des pannes et des chevrons. Le nombre de fermes de la charpente dépend bien sûr de la superficie de l'habitation.
Si le coût de revient d'une charpente traditionnelle est généralement plus élevé que celui d'une fermette, la qualité est au rendez-vous, ainsi que le charme du travail artisanal.

 

Les charpentes fermettes

 

Avec ses fermettes, la charpente industrielle est de pose rapide et plus économique que la charpente traditionnelle.

 

 

Un produit industriel

 

 

Difficile de comparer une charpente traditionnelle et une fermette car il y a différence de culture, l'une étant très manuelle, l'autre industrielle. La charpente fermette est la forme allégée de la charpente traditionnelle, puisqu'une fermette est plus légère qu'une ferme triangulée classique. La fermette représente désormais près de 80 % des constructions de charpentes en France.
Pas moins solide que la charpente traditionnelle, la fermette a pour inconvénient d'utiliser tout l'espace sous toiture (on dispose en moyenne une fermette tous les 60 cm). Il est donc impossible d'aménager les combles.

 

 

Valeur ajoutée

 

 

La production des fermettes étant industrialisée, le coût de revient est moindre par rapport à une charpente traditionnelle. La mise en œuvre est très facile, puisque la fermette porte directement la toiture sans interposition de pannes et de chevrons, les liteaux de couverture s'appuyant directement sur les arbalétriers. Cette simplification induit une grande rapidité d'exécution.

 

3. La cheminée

 

Les cheminées à foyer ouvert

 

Rénovation ou construction ?

 

En rénovation comme en construction, les principaux paramètres à prendre en considération pour bénéficier des bienfaits d'une cheminée à foyer ouvert sont : matériaux, dimensionnement, normes...

 

 

Construction

 

 

Lors de la construction d'une cheminée à foyer ouvert, le choix des matériaux est essentiel car le but est de limiter leur échauffement et leur fissuration, d'éviter que vous ne vous brûliez à leur contact et d'éliminer le risque d'incendie.
Terre cuite, ciment, torchis ont leur version réfractaire parfaitement adaptée à la création d'une cheminée.
En fonction de l'élément de la cheminée, certains matériaux sont autorisés ou prohibés, par exemple pas de plâtre pour l'avaloir, cette partie qui coiffe le foyer et fait le lien avec le conduit de fumée ; pierre, béton, cellulaire, marbre, fonte, métal, bois, céramique ne sont autorisés que pour certaines parties.

Pour qu'une cheminée fonctionne correctement, il est indispensable de respecter certaines proportions entre les dimensions du foyer, celles de l'avaloir et celles du conduit.

Toutes les normes et informations techniques nécessaires à la construction d'une cheminée sont développées dans des Documents Techniques Unifiés (DTU), que vous pouvez vous procurer au CSTB ( Centre Scientifique et Technique du Bâtiment).

 

 

Rénovation

 

 

Jadis, les artisans ne maîtrisaient pas toujours les règles de construction des cheminées. D'où, parfois, des conduits mal adaptés à la taille du foyer, ou bien l'absence d'arrivée d'air frais au niveau du foyer... Il existe bien sûr de nombreuses solutions pour qu'une cheminée ancienne fonctionne parfaitement : abaissement du linteau, création d'une arrivée d'air,...).
Il est de toute façon impératif, en rénovation, de faire contrôler par un professionnel la conformité et l'efficacité de chaque élément de la cheminée, du foyer à la souche sur le toit.

Que l'on soit en construction ou en rénovation, le poids d'une cheminée est toujours à prendre en considération. Il peut varier de 300 à 1500 kg. Il faut donc prévoir un éventuel renforcement des structures.


 

Les récupérateurs de chaleur

 

Les récupérateurs de chaleur optimisent votre feu de cheminée et vous permettent ainsi de chauffer vraiment la pièce. Un vrai plus.

 

 

A quoi ça sert ?

 

 

Dommage de laisser les calories partir en fumée ! La cheminée à foyer ouvert a en effet davantage un rôle esthétique et convivial qu'un pouvoir chauffant (le rendement d'un foyer ouvert est limité à 10 ou 15 %). Une partie de la chaleur s'enfuit vers l'extérieur avec les gaz brûlés. Mais vous pouvez considérablement augmenter le rendement de votre cheminée (de 25 à 50 %) - et ainsi augmenter la température de la pièce ou de pièces mitoyennes - en installant un récupérateur de chaleur. Certes, l'opération est plus simple en construction qu'en rénovation, mais tout à fait réalisable sur de vieilles cheminées.

 

 

Comment ça marche ?

 

 

Sous la cheminée ou au-dessus, on crée une surface de chauffe avec des matériaux spécifiques qui absorbent et restituent très vite les calories. Une circulation importante d'air est installée : au contact du matériau chauffé, l'air monte en température et est rediffusé dans la pièce.
Il existe plusieurs systèmes : récupérateurs à prise d'air extérieure, double foyer avec combustion inversée, récupérateurs à eau qui s'apparentent à une chaudière.
La solution de base ce sont les chenêts soufflants. Ce système de récupération de chaleur n'exige pas de travaux. On installe le chenêt soufflant dans un foyer de cheminée ouvert. Le chenêt soufflant est en fait un corps de chauffe équipé d'un ventilateur : le bloc moteur, placé à l'extérieur de la cheminée, récupère l'air extérieur. Cet air circule dans le chenêt et se réchauffe au contact du feu. L'air chaud est ensuite expulsé dans la pièce grâce au ventilateur.

 

Les inserts et foyers fermés

 

Insert ou foyer fermé ?

 

L'insert s'encastre dans une cheminée existante, le foyer fermé, quant à lui, nécessite la construction d'une cheminée autour. Ces deux types d'appareils s'adaptent très aisément à un conduit de fumées et vous apportent bien-être et sécurité lorsqu'ils répondent aux normes.

 

 

Distingo

 

 

Insert ou foyer fermé le système est le même, seule l'installation diffère.
Un insert, comme son nom l'indique, vient prendre place dans une cheminée existante. Il est constitué d'un foyer en fonte placé dans un caisson métallique.
Pour le foyer fermé, plus volumineux que l'insert, la cheminée n'existe pas au départ et on la construit autour de l'appareil.
Tous deux, à partir d'un feu de bois, sont à même de chauffer une pièce bien mieux que ne peut le faire une cheminée, la palme de l'optimisation du feu de bois allant au foyer fermé.

 

 

Comment ça marche ?

 

 

Confortables, économiques l'insert autant que le foyer fermé fonctionnent en récupérant les calories dégagées par le feu de bois.
L'air frais arrivant de l'extérieur est réchauffé dans un caisson double paroi pour l'insert, ou dans l'habillage maçonné de la cheminée pour le foyer fermé. Il ressort ensuite par des grilles situées sur l'insert ou sur la hotte pour le foyer fermé.
L'air chaud peut aussi être envoyé dans d'autres pièces par l'intermédiaire de gaines avec ou sans turbo.

 

 

A chacun ses qualités

 

 

L'insert est très simple d'installation puisqu'il suffit de l'encastrer dans le foyer de la cheminée et de le raccorder au conduit de fumées (en ayant pris soin de contrôler et d'adapter ce dernier aux normes actuelles). Le foyer fermé, quant à lui, est équipé d'une façade vitrée et doté d'un dispositif de récupération de chaleur. Les façades latérales peuvent aussi être vitrées, d'où augmentation du rendement. La plupart des modèles de foyers fermés laissent la possibilité d'utiliser la cheminée en foyer ouvert.

Le choix de la puissance de l'appareil se fera en fonction du volume de la pièce. Pour un espace
de 80 à 130 m2, une puissance de 8 à 10 kW est conseillée ; pour un espace de plus de 150 m2,
ce sont 12 à 18 kW qui sont requis.

 

Confort et économie

 

Inserts et foyers fermés présentent le grand avantage à la fois d'offrir le charme des cheminées à feu ouvert, en respectant une large vision des flammes, et de diffuser une chaleur confortable tout en étant économiques. Ils peuvent aller jusqu'à servir réellement de chauffage d'appoint ou de base selon l'espace et le volume à chauffer. Une installation peut même, au moyen de gaines, répartir la chaleur produite sur plusieurs pièces.

 

 

Le choix d'un appareil sera donc fonction de l'usage que vous voulez en faire: agrément, chauffage d'appoint, chauffage principal ; des caractéristiques qui vous semblent importantes : rendement, capacité en bois, durée en feu continu, esthétique...
Mais le premier critère de choix sera obligatoirement sa conformité à la norme française NF D-35 376. Il est tout aussi important que l'insert ou le foyer soit posé par un professionnel spécialisé, qui suivra des règles d'installation très strictes et très précises.
Sans ces deux précautions, vous risquez l'incendie.

La plupart des modèles vous laissent la possibilité d'utiliser votre cheminée occasionnellement à feu ouvert. Vous connaissez le plaisir de vous réchauffer les pieds et les mains en vous plaçant au plus près de la cheminée à feu ouvert.

 

 

La conception d'un insert ou d'un foyer permet la diffusion d'air chauffé en circuit par le feu de bois, dans toute la pièce.
L'air chaud sort par des bouches (grilles) situées sur l'insert ou sur la hotte pour un foyer.
La chaleur est par conséquent plus largement diffusée et mieux répartie qu'avec un feu ouvert. Au lieu de s'échapper à 65% par le conduit de fumées, elle se propage dans la pièce. De plus, la consommation de bois diminue dans un ordre de grandeur de 2 à 3.

Pouvoir se servir de sa cheminée temporairement comme émetteur offre la possibilité de diversifier les sources de production de chaleur. Par exemple, si votre résidence secondaire est équipée d'un chauffage électrique et si vous vous abonnez au tarif Tempo d'EDF (jours rouges, bleus et blancs), vous pouvez limiter le fonctionnement des convecteurs les jours rouges (plus chers).

 

Écart du feu 16 cm

 

 

À quoi ça sert ?
Un insert ou foyer fermé installé sans précaution peut devenir cause d'incendie. La chaleur dégagée étant de l'ordre de 500°C, l'installateur doit impérativement respecter une distance minimale de 16 cm entre la paroi intérieure du conduit et l'élément combustible le plus proche, en général la structure en bois.

Comment faire ?
Les règles de mise en œuvre d'un insert ou d'un foyer fermé sont détaillées avec précision dans un Document Technique Unifié (DTU-24-2-22). Elles doivent impérativement être suivies par l'installateur.

 

 

 

Conduit de fumées

 

 

Comment l'utiliser ?
Le conduit sert à évacuer les fumées par la toiture à l'extérieur du logement. Il doit être non fissuré et ramoné deux fois par an. Le foyer peut être relié au conduit par un tuyau de raccordement, qui ne doit pas traverser de paroi. L'étanchéité entre ce tuyau et le conduit doit être parfaite.

Comment faire ?
Le conduit de fumées, raccordé à un foyer fonctionnant porte fermée ou porte ouverte, doit avoir une section minimale de 400 cm2 ou un Ø minimal de 20 cm. Il doit être composé d'un même matériau et ne desservir qu'un seul foyer. Le conduit doit déboucher dans la pièce où est situé le foyer à raccorder, sur une hauteur de 5 cm.

 

 

Bois à brûler

 

 

Comment l'utiliser ?
Pour que le bois brûle avec un bon rendement, il doit être suffisamment sec, avec une tolérance
de 15 à 18 % d'humidité intérieure.

Comment le choisir ?
Le bois doit avoir été abattu depuis au moins 18 mois et stocké pendant un an dans un endroit ventilé et protégé de la pluie. La longueur des bûches doit être choisie en fonction de la largeur de l'insert
(33 ou 50 cm en général). Certaines essences brûlent plus longtemps que d'autres.

 

 

Grilles de ventilation

 

 

À quoi ça sert ?
Le fonctionnement d'une cheminée, équipée d'un insert ou d'un foyer fermé, nécessite un apport d'air plus important que le simple renouvellement d'air. Si l'admission d'air dans la pièce est insuffisante, une amenée d'air supplémentaire propre à la cheminée doit être réalisée. Lorsque l'habitation est équipée d'un système d'extraction mécanique de l'air (VMC), cette amenée d'air est obligatoire.

Comment faire ?
L'amenée d'air supplémentaire doit être prise directement sur l'air extérieur pour ne pas consommer les calories intérieures, garantir un bon tirage, améliorer le rendement d'exploitation ainsi

Publicité
que le confort.

 

 

Porte vitrée

 

 

À quoi ça sert ?
Une paroi vitrée pour fermer le foyer permet à la fois d'obtenir un meilleur rendement de la cheminée et d'avoir une vision du feu de bois. De nouvelles techniques ont permis d'agrandir la paroi vitrée et de la rendre complètement transparente.

Comment la choisir ?
La vitre doit être en vitro-céramique pour pouvoir résister à 800°C. Les vitres peuvent être autonettoyantes grâce à un système réducteur de bistrage : maîtrise de la circulation d'air pour éviter le dépôt de goudron et élévation de la température du foyer pour brûler les résidus.

 

Construction et rénovation d'un conduit de cheminées

 

Rénover un conduit existant

 

Raccorder un appareil de chauffage moderne à un conduit existant est possible à condition qu'il soit stable, étanche, adapté au combustible utilisé et qu'il possède une section compatible avec le foyer. Dans la plupart des cas, on réalise un tubage, voire un chemisage.

 

 

Des opérations préliminaires sont à réaliser.

 

 

D'abord le ramonage et l'assèchement du conduit s'il y a eu des traces d'humidité, puis le colmatage des fissures et crevasses, et la consolidation des éléments de la maçonnerie qui ne présentent pas une parfaite tenue. Son étanchéité à la fumée est enfin vérifiée. Le professionnel allume des fumigènes et observe les fuites de fumée à travers la maçonnerie du conduit.

Le chemisage consiste à appliquer sur la face intérieure du conduit un enduit spécial et sur toute la hauteur. Ce travail est réalisé par une entreprise spécialisée et en conformité avec le règlement sanitaire départemental. Ensuite, la section du conduit peut être ramenée à 350 cm2 s'il est raccordé à une cheminée à foyer ouvert et à 180 cm2 s'il s'agit d'un foyer fermé ou semi-ouvert.

 

 

Un tubage, plus simple et moins cher, est préférable. Il est quasiment obligatoire lorsqu'une nouvelle chaudière ou cheminée est installée. C'est une formule très rapide qui rectifie la section du conduit si nécessaire, limite les risques de bistrage et renforce l'isolation thermique.
Il faut prévoir une ventilation de l'espace entre le conduit et le tubage pour éviter des risques de condensation prolongée sur la paroi extérieure du tube. Un orifice est ménagé au sommet de la sortie de toit et un second en partie basse du conduit.
Après tubage, la section du conduit peut être ramenée à un Ø intérieur de 180 mm s'il est raccordé à une cheminée à foyer ouvert et à 153 mm s'il s'agit d'un foyer fermé ou semi-ouvert.

Dans un conduit vertical, on pose des tubes rigides métalliques.

Ils sont assemblés entre eux et descendus au fur et à mesure. En céramique, le tube - moins cher, se réutilise après un feu de cheminée, il est garanti 30 ans contre la corrosion et peut être ramoné avec un hérisson métallique plus efficace qu'un modèle en nylon. Lorsque le conduit n'est pas vertical, on utilise un tubage souple en acier inox.

 

Construire avec des boisseaux

 

De section "carré", rectangulaire, les boisseaux en terre cuite ou en béton allégé se posent avec un mortier bâtard ou de chaux maigre qui offre une certaine élasticité, nécessaire lorsque le matériau s'échauffe. Ils sont emboîtés les uns sur les autres, la partie mâle dirigée vers le bas, afin d'éviter des coulures à l'intérieur du conduit et que la condensation ne ressorte pas par capillarité à travers les joints. En sortie de toiture, ils sont recouverts d'un enduit, habillés de briques, d'ardoises… ou avec un kit spécifique.

 

 

À parois alvéolées, les boisseaux sont polycombustibles pour la plupart. Ils conviennent pour la partie du conduit qui traverse les pièces habitables. Très bon marché, ils sont habillés avec une cloison en carreau de plâtre de 50 mm d'épaisseur, désolidarisée du conduit par un vide d'air ventilé de 30 mm d'épaisseur ou isolé avec de la laine de roche.
À isolation intégrée, les boisseaux comportent de la laine minérale collée sur leur paroi extérieure et recouverte d'un enduit ou d'un film d'aluminium qui assure la protection mécanique de l'isolant. Ils complètent les précédents dans les combles perdus et dans les parties extérieures en supprimant l'apport d'une isolation.
À triple paroi, les boisseaux se composent d'un tube en céramique réfractaire, d'une coquille d'isolation en laine minérale haute densité de 35 mm d'épaisseur et d'une paroi extérieure en béton allégé. Compatibles pour un usage extérieur et intérieur, ils permettent de réduire l'écart au feu à 2 cm des bois de charpente et un habillage du conduit dans les parties habitables par simple collage d'une plaque de plâtre ou par application d'un enduit. Une excellente solution mais très chère.

 

Construire avec des tubes métalliques

 

Fabriqués à partir d'aluminium, d'acier inoxydable ou galvanisé, les conduits métalliques n'exigent aucun travail de maçonnerie.
Cylindriques et parfaitement lisses, ils facilitent le ramonage et le tirage de la cheminée.

 

 

Ce sont les solutions les plus chères mais parfaitement adaptées à la structure légère des charpentes modernes. Elles se montent rapidement par emboîtement et serrage d'un collier et le conduit de fumée est utilisable immédiatement après la fin des travaux. Leur destination est fonction de la compatibilité du métal avec le combustible, de leur situation dans la construction et leur capacité d'isolation.
À simple paroi en inox flexible ou rigide, ils sont destinés principalement au raccordement du foyer au conduit de fumée ou au tubage des conduits maçonnés.

À double paroi séparée par une lame d'air, de la vermiculite, de la céramique ou de la laine de roche, ils sont "mono" ou "poly" combustibles. Comme les boisseaux isothermes, ils évitent ainsi les phénomènes de condensation et de bistrage qui peuvent corroder le métal.
Les conduits placés à l'intérieur sont en acier avec une paroi interne en inox ou en alu et une paroi externe galvanisée.

 

 

 

Un conduit extérieur est composé de deux parois inox. L'aluminium est réservé aux chaudières gaz. Dans les parties habitables, le conduit s'habille d'une cloison isolée ou ventilée par un vide d'air de 50 mm d'épaisseur.

Pour la souche, on utilise soit un conduit avec solin et cône de finition en inox-inox, soit en inox-galva habillé d'une sortie de toit préfabriquée. Certaines imitent les cheminées régionales.
À triple paroi, composé d'un tube en céramique, d'une coquille en laine minérale de 6 cm d'épaisseur et d'une enveloppe extérieure en acier inox, le conduit est réutilisable après un feu de cheminée. Il permet de réduire l'écart au feu à 5 cm des bois de charpente et il est garanti 30 ans contre la corrosion. Dans les parties habitables, des supports métalliques fixés sur le conduit permettent la pose d'une cloison avec une garantie.

 

La souche extérieure

 

De l'utilité d'une souche

 

Partie émergente de la cheminée, la souche joue un rôle capital pour un bon tirage.

 

 

A quoi sert la souche de cheminée ?

 

 

La souche est la partie du conduit qui émerge du toit. Elle permet d'expulser en hauteur les gaz brûlés, mais aussi de récupérer l'air extérieur indispensable au tirage de la cheminée.
La souche doit être bien isolée afin d'éviter un refroidissement trop rapide des fumées qui auraient ainsi du mal à sortir. De plus, une souche mal isolée peut atteindre une température de 45° C ce qui favorise des condensations.

 

Où placer la souche ?

 

Pour jouer pleinement son rôle la souche doit être implantée sur le versant de la toiture situé sous le vent dominant. De plus, il est impératif de respecter la réglementation en matière de hauteur.

 

 

Une affaire de vent dominant

 

 

La souche se place sur le versant de toiture situé sous le vent dominant, en dépression, ce qui favorise le tirage.
Pour connaître le bon versant d'implantation de la souche, mieux vaut se renseigner auprès des voisins car, certaines régions possédant plusieurs vents dominants, il est parfois difficile de trouver la bonne orientation.

Vous pouvez prévoir un dispositif anti-refoulement qui permet d'éviter les retours de fumées à l'intérieur en cas de fortes pluies ou de vents plongeants.
Seul bémol, le dispositif ne doit en aucun cas modifier la section du conduit, au risque de modifier la qualité du tirage.

 

 

 

Les règles à respecter

 

 

La réglementation impose que le sommet de la souche dépasse d'au moins 40 cm le faîte de la toiture. Cette règle n'est pas anodine, car si cette hauteur minimum n'est pas respectée, il peut y avoir des inversions de tirage et des refoulements de fumée.
Attention à la présence de grands arbres ou d'immeubles qui risquent de couper le vent et ainsi diminuer le tirage de votre cheminée : vous devrez alors augmenter la hauteur de la souche.

 

Les conduits de fumées

 

Un conduit de fumée à quoi ça sert ?

 

Le conduit de cheminée - également appelé conduit de fumées - est indispensable pour évacuer les produits de combustion. Il sert aussi bien pour un feu de cheminée que pour le chauffage central ou pour un insert.

 

 

 

  Son rôle premier est d'évacuer correctement les gaz de combustion en assurant une régularité de tirage. En diffusant les gaz dans l'atmosphère au dessus des habitations, il préserve la qualité de l'air au niveau du sol et élimine les risques d'intoxications dues aux rejets à hauteur d'homme le long des façades.

 

Un conduit de fumée comment ça marche ?

 

Un conduit de cheminée c'est la clé du confort et de la sécurité

 

 

Un conduit fonctionne s'il y a du tirage ! Le tirage c'est quoi ?

 

  Il s'agit de la dépression qui se crée au débouché du conduit et qui se traduit par une aspiration de l'air à la base du conduit. Le tirage sera d'autant meilleur que les fumées seront chaudes, le conduit sera haut et bien isolé. Le tirage peut être perturbé par des conditions météorologiques défavorables (pluie, vents plongeants).

 

 

Cheminée - Conduit : le couple parfait

 

  Il est important de connaître l'ouverture de l'âtre d'une cheminée à feu ouvert ou la puissance de l'insert qui y sera introduit de façon à calculer précisément le diamètre optimal du conduit. Ceci est particulièrement vrai pour les cheminées à feu ouvert dont le refoulement peut provenir d'un sous-dimensionnement du conduit.

 

 

Les différentes méthodes de mise en oeuvre

 

 

Les conduits raccordés sur les cheminées démarrent très souvent au plafond pour des raisons de commodité. La solution à privilégier dépend de certains critères tels que le type de cheminée, la position du conduit, la nature du plafond, la structure de la charpente … On peut classer ces solutions en deux grandes familles qui sont les conduits maçonnés et les conduits non maçonnés.

 

 

 

Les conduits maçonnés

 


Il s'agit des conduits dont les éléments sont assemblés par jointoiement au mortier ou avec une colle.
Dans cette famille, on retrouve les conduits traditionnels en terre cuite et en béton mais aussi des produits dits innovants tels que les conduits en céramique aux performances accrues.
Les conduits traditionnels sont présents sur le marché depuis des décennies et n'ont que très peu évolué. Ils doivent être complétés par des doublages afin de respecter la réglementation en termes d'isolation thermique et d'écart au feu. Depuis l'apparition des inserts dont les températures de fumée peuvent être très élevées, ils sont même très souvent tubés.
Les produits innovants, quant à eux, ont suivi l'évolution de la réglementation et offrent des systèmes complets et performants, autorisant les dévoiements et permettant souvent de réduire l'encombrement total du conduit tout en respectant les exigences de sécurité.

 

 

Les conduits non maçonnés

 


Ces conduits sont montés par emboîtement et serrage d'éléments modulaires entre eux. Ce type de montage est dit à sec.
Les deux matériaux utilisés pour ces conduits sont l'acier inoxydable et la céramique.
Les conduits métalliques sont constitués d'une paroi intérieure en acier inoxydable, d'une coquille isolante et d'une paroi extérieure en acier galvanisé. Leurs performances et leur durabilité sont liées à la nuance d'acier inoxydable et à l'épaisseur de l'isolation.
Les conduits en céramique sont doublés d'une isolation conséquente et d'une paroi extérieure en acier inoxydable qui autorise leur installation en extérieur. Insensibles aux acides, certains peuvent également être réutilisés après feu de cheminée.

 

 

Il pompe, il pompe le conduit de cheminée

 

Le conduit de fumées évacue les produits de combustion de votre cheminée à foyer ouvert, de votre insert ou de votre foyer fermé. Il assure également la qualité du tirage, et partant, votre plaisir d'un bon feu de bois. Placé à l'extérieur ou à l'intérieur de l'habitation, il répond à des normes très strictes. Pour votre sécurité.

 

 

A quoi sert un conduit de fumées ?

 

 

Le conduit de cheminée joue deux rôles essentiels. Il évacue les produits de combustion et il assure le tirage. Il doit résister à des températures de 200 à 400° (voire 500° pour certains foyers fermés) et à l'action chimique des gaz brûlés.
Le conduit fonctionne comme une pompe : il aspire les gaz intérieurs, moins denses que les gaz extérieurs à la maison. Plus le gaz brûlé par la combustion est chaud (et donc léger), plus le conduit l'évacue facilement et meilleur est le tirage. Au fur et à mesure de leur montée vers l'extérieur, les gaz ont tendance à se refroidir, ce qui est néfaste pour le tirage. Il est donc important de ne pas avoir un conduit de fumée trop haut (20 à 30 mètres sont la norme).

 

 

Les différents types de conduits

 

 

Le conduit peut être réalisé à l'intérieur ou à l'extérieur de l'habitation. On le dit " isolé " lorsque sa stabilité aux efforts horizontaux n'est assurée par aucune liaison avec un mur ; il est " adossé " lorsqu'il est autoporteur mais lié à un support qui le protège des effets du vent ; il est " accolé " lorsqu'il est solidaire du mur porteur sur toute sa hauteur. Leur réalisation est soumise à une réglementation très stricte, cette réglementation étant destinée à la fois à assurer votre sécurité et à permettre une meilleure efficacité du conduit.

 

 

 

 

Les matériaux utilisés

 

De nombreux matériaux normalisés NF sont utilisés pour construire des conduits de fumées. Brique, boisseaux, béton armé, fibrociment ou métal ont en commun leur résistance à de très fortes températures. Les matériaux à utiliser pour réaliser un conduit doivent être conformes à des normes NF et des règles édictées dans un Document technique unifié (DTU).

 

 

Les briques

 

 

 

Terre cuite et brique réfractaire ont une importante résistance à la chaleur (jusqu'à 950° pour la brique réfractaire). En briques, le conduit doit être autoportant et, s'il est adossé au gros œuvre, leur libre dilatation doit être assurée. L'épaisseur de la paroi doit être de 10 cm afin d'assurer la stabilité de l'ouvrage et son isolation thermique.

 

 

Les boisseaux

 

 

En terre cuite ou en béton, les boisseaux peuvent être cylindriques, rectangulaires ou carrés. Ils résistent à une chaleur de 450°.

 

 

Le béton armé

 

 

Avec le béton armé, le conduit peut être monolithe, c'est-à-dire coulé sur place entre des coffrages spéciaux, ou composite, c'est-à-dire constitué d'éléments préfabriqués. L'intérieur des conduits en béton armé est généralement garni de briques ou de boisseaux.

 

 

Le fibrociment

 

 

Lorsqu'il est en fibrociment, le conduit est alors adossé au mur porteur et fixé par des colliers.

 

 

Le métal

 

 

Qu'il soit en tôle d'acier noir, en tôle d'acier inoxydable ou en tôle d'aluminium, le conduit est généralement réalisé à l'extérieur.

 

Le tubage : pour rajeunir le conduit d'un foyer fermé

 

Rigide ou flexible, le tubage d'un conduit de fumées permet d'installer un foyer fermé ou un insert à partir d'un conduit de fumées existant.
Attention, le tubage est interdit pour les foyers ouverts !

 

 

Pourquoi le tubage d'un conduit de fumées ?

 

 

C'est surtout en rénovation que l'on procède au tubage d'un conduit de fumée. En tubant un conduit de fumées existant, on évite d'avoir à le refaire pour qu'il réponde aux normes de constructions actuelles et on garantit sa sécurité.

Le tubage consiste à introduire un tube métallique dans l'ancien conduit et à le raccorder à la source de chauffage.

Attention : le tubage est interdit lorsqu'il s'agit d'un foyer ouvert, une cheminée traditionnelle donc (dans ce cas, pour rendre le conduit conforme il faut le chemiser, c'est-à-dire en couvrir les parois intérieures d'un enduit spécial).

 

 

Le tubage flexible

 

 

Le tubage flexible permet de s'adapter aux dévoiements (les coudes) du conduit. Il est fixé par des colliers et des raccords flexibles.

 

 

Le tubage rigide

 

 

Le tubage rigide autorise un usage polycombustible. Il ne peut être utilisé si le conduit existant a des dévoiements. Chaque élément est soudé dans le sens des condensations.

 

Présentation de quelques cheminée

 

 

Moderne

 

Traditionnelle

 

Traditionnelle

 

Moderne

Moderne

 

Moderne

 

Traditionnelle

 

Traditionnelle

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :